Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 14:29

Quel est le secret d'André Séguier de Portiragnes qui cueille ses tomates avec une échelle?

 

Photo réalisée sans trucage !

Repost 0
Published by Fr. Couradin - dans Actualité
commenter cet article
26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 09:57

 

J’ai retrouvé des statistiques de 1820 sur Portiragnes avec ses 375 habitants :

  •          119 garçons
  •          81 filles
  •          72 hommes mariés
  •         72 femmes mariées
  •          7 veufs
  •          24 veuves

    Les portiragnais épousaient souvent les jeunes  des villages voisins. Une année la paroisse de Sérignan compte 10 % de mariages avec des portiragnais, contre 23% avec Villeneuve et 2% avec Vendres.

    J’ai remarqué dans les archives de l’Etat civil une grosse période de décès en 1870 , un an avant la grosse épidémie de variole de 1871? ( voir article semaine précédente)

    A la fin des années 1800, Portiragnes compte 500 habitants contre :

    ·        Agde 8200 habitants

    ·        Cers  823 habitants

    ·        Sérignan / Vias / Villeneuve 2000 habitants environ

     En 1918 dans notre région, la grippe espagnole a fait pratiquement autant de victimes que la guerre de 14. On saura, plus tard, que la grippe espagnole n’a rien à voir avec l’Espagne mais plutôt une origine extra européenne, peut être par l’armée américaine, et la chaleur de l’été 1918 !

    Dans les années 1930, les réfugiés espagnols arrivent en masse dans le biterrois et à Portiragnes en particulier. Les villages languedociens sont la seconde patrie des espagnols.

     Il y a quarante ans le village n’avait que 1000 habitants mais c’était déjà le double du XIX° siècle.

     Portiragnes est une terre d’asile, après l’arrivée des «  Gavachs » surnom des paysans originaires des montagnes, d’autres départements comme l’Ariège ou le Tarn seront accueillis au village ainsi que des espagnols lors du développement de la viticulture.

     Aujourd’hui, les «émigrants» sont d’autres natures, retraités du « Nord » :

     de Millau à Bruxelles en passant par Paris ou Luxembourg !

 Plus toutes les résidences secondaires qui se multiplient comme des petits pains mais ceux là ne sont pas encore  Portiragnais !!!

 FC

Repost 0
Published by Fr. Couradin - dans Histoire locale
commenter cet article
17 août 2006 4 17 /08 /août /2006 09:53

L'histoire du  cimetière peu vous paraitre un peu macabre mais il faut savoir que c'est un lieu de rencontre où bien des Anciens du village m'ont racontés une histoire!..

FCN

Merci  à la famille de Geneviève Peyrou et Jacques Delhon pour leur aide et le prêt de l' étude sur l'épidémie de variole de 1870 (Document de 1982)  

Dans un document de 1853, la municipalité constate que le cimetière, à côté de l’église, était insuffisant.

Mais là encore il faudra attendre une vingtaine d’années pour acheter un terrain aux frères Cabanon (1871) d’environ 22 ares. L’épidémie de variole de 1870-71 accélère involontairement  les choses. Le nouveau cimetière est construit en 1872 avec une croix de pierre au centre et le famille Cabanon se réserve quelques m2 pour leur usage personnel et gratuit !!!

Toute la partie droite du portail jusqu’au fond de la première partie clôturée sont réservées aux tombes perpétuelles où l’on peut lire le nom des anciens notables de la ville sur les magnifiques tombes.

Le bilan annuel des décès à partir de 1870 a fait « accélérer » les choses :

 

·        1869 : 6 décès

 

·        1870 : 37 décès

 

·        1871 : 13 décès

 

·        1872 et 1873 :10 décès

 

·        1874 :18 décès

 

 

La demande officielle de désaffection de l’ancien cimetière de l’église, plus utilisé depuis 1872, date de 1929 seulement ,les élus envisagent d’utiliser l’emplacement en place public.  

 

Fin des années 60, le cimetière gagnera 45 ares supplémentaires. Aujourd’hui, le problème reste entier, coincé entre le « nouveau stade » et le nouveau lotissement des Clématites les mètres carrés vont bientôt manqués !..

 

Repost 0
Published by Fr. Couradin - dans Histoire locale
commenter cet article
10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 09:20

2006.jpg 

 

 


Une analyse rapide montre l’évolution régulière de la population  depuis que 1693 (123 habitants, premier chiffre que j’ai retrouvé) jusqu’en 2005 ( 2600 habitants chiffre estimé avec l’aide de la mairie).

1870, on remarque un fléchissement de la courbe avec 38 décès dont l’épidémie de variole est responsable (source Etude de Géneviève Peyrou et Jacques Delhon en 1982). Cette mortalité importante a « forcée « la main aux élus de l’époque qui hésitaient à créer un nouveau cimetière dans les faubourgs du village, celui de l’église étant saturé.

Un autre « exode » est  remarqué après la guerre de 1939 – 45 à 1960 du cette fois au manque de travail dans la région les jeunes portiragnais, nos anciens d’aujourd’hui sont partis comme fonctionnaires ( SNCF, la Poste , etc.).

1968 avec 1000 portiragnais seulement,

puis les années 90 apportent l’évolution rapide que l’on connait en ce moment.

Repost 0
Published by Fr. Couradin - dans Histoire locale
commenter cet article
27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 13:32
On parle avec nostalgie des « hommes en bleus » qui traitaient le mildiou au sulfate .

 Dans le temps, on utilisait un ciseau de qualité maintenant la coupe est électrique, le viticulteur portiragnais est souvent seul dans sa petite exploitation avant dans les grands espaces on travaillait en ligne à 15.

 

 La crise de la surproduction arrive, le vin algérien, et l’Hérault va détenir un nouveau record sur le nombre de conflits. Propriétaires, journaliers et même les grands propriétaire manifestent, on parle d’un million de personnes à Montpellier : le 9 juin 1907

 

 21 juin 1907 - date historique dans notre région :

 

 ( voir le Blog )  

http://1907larevoltevigneronne.midiblogs.com

 

La mutinerie du 17° RI d’Agde, presque exclusivement composé de Languedociens et de Catalans, était chose prévisible sauf peut être pour les autorités de l'époque. Le régiment s’est installé sur les allés et très vite les biterrois apportent de la nourritures et des boissons puis on leur ouvre les portes de la cathédrales St Nazaire.

 

 

 

 

 

On m‘a également parlé de la culture du riz au pied de Roque Basse. Les vignes et les champs commencent à être sont vendues pour réaliser des infrastructures communales ; projet d’école (vers 1930 puis 1938), à la place de la salle polyvalente et du terrain de boules. Puis se seront  les premiers lotissements…

 

 

Si vous souhaiter approfondir « la longue marche du midi viticole » un livre vient de sortir Ed. Le papillon Rouge par Hubert Delobete et Alice Dorques

 

 www.papillon-rouge.com

 

 

   Le quai de Portiragnes

 A Portiragnes, début juin 1907, la municipalité avait donnée 100 F à la délégation nommée à participer à la manif de Carcassonne   

 

 Ensuite les choses s’améliore un peu mais en 1910, on constate qu’il y a moins d’argent.

 

 Dans les années 1920,  les plus grands viticulteurs de Portiragnes sont :

 

 ·        Marquis de Tezan- St Genies (Roque haute) avec 5300 hl

 

 ·        Auguste de Crozals (Roque Basse) 4700 hl

 

 ·        Gustave de Saint Victor ( le Maire) avec 4600 hl

 

 ·        Louis Robret ( La tour de l’Orb) avec 4100 hl

 

 ·        Salasc ( La redoute) , 3420 hl

 

 ·        Eugène Baldy, 3087 hl

 

 Plus une bonne vingtaine d’exploitations qui récoltent entre 400 et 2800 hl. Ce qui fait un total de 80000 hl dont 5000 en vin blanc.( Source annuaire des vignobles du midi récolte de 1923)

 

 

 

 Après la guerre de 1945, Portiragnes produit 60000 Hl par sa coopérative et 100000 Hl en tout avec les derniers grands propriétaires. 

Repost 0
Published by Fr. Couradin - dans Histoire locale
commenter cet article
26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 15:25

  1ere partie:

 

 Le vin de l’Hérault connaît un succès hallucinant de 3° producteur en 1840 derrière la Gironde et la Charente , il devient le premier producteur de vin en 1870 avec 15 millions d’Hl.

 La vigne est soumise aux intempéries et aux maladies, l’odium entre 1851 et 1854 traité par le soufre, en 1863 c’est la cochylis, le mildiou (mildew) avec le sulfate de cuivre, etc..

 Enfin le phylloxéra vastatrix atteint le biterrois vers 1875, mais on a trouvé « l’antidote » en greffant sur nos cépages français des plans américains (1880). A cette époque certains viticulteurs ruinés décident de changer de région - voir de partir en Algérie…

 Le développement du chemin de fer, entre 1850 et 1870, va faciliter l’ouverture du marché du vin.

 Les chemins de fer du midi s’installent sur des terres de Portiragnes pour le construction de la ligne Cette - Bordeaux, la carrière de Roque Haute sert une nouvelle fois pour la construction du pont biais sur l’Orb vers 1859. Un gare devait être construite derrière l’aéroport mais elle est jugée trop reprochée entre celles de Vias et Villeneuve…( un dossier existe au AM de Portiragnes)

 Le transport revient à 50 F le muid par la route, or vingt ans plus tard ce même muid reviens à 10 F par le train. Comme le vin rapporte plus que tout autre produit agricole et que les terres de la région y sont propices des 15 millions d’Hl produit en 1870 on passe à 30,5 millions d’Hl en 1907 !..

 La monoculture s’installe progressivement dans nos plaines.

 Les fastes de la viticulture se traduiront par la construction de tous ces châteaux du biterrois, les opéras de Saint Saëns à Béziers avec parfois 400 musiciens avec Castelbon  de Beauxhostes comme mécène . Des industries vont se créer , tonnellerie, matériel agricole, engrais.

 Dans l’Hérault les prostituées passent de 200, en 1875, à 600 en quelques années. 

 Je ne sais plus qui a écrit dans notre région :  le vin fait couler de l’or

  Les châteaux du biterrois vont se multiplier au gré des fortunes, les (de) Lagarrigue (produisaient 56000 hl au début du XX° siècle sur 6 propriété dont Preignes le Neuf)  les  (de) Crozals (85600 hl dans la région dont 4700 hl à Roque Basse), les (de) Saint Victor avec 4600 hl rien qu’à Portiragnes plus 3405 hl sur Béziers . 

 

 

  A Portiragnes, il n’y a pas si longtemps, le riche propriétaire du village faisaient descendre par barques de 200 « comportes pour aller plus vite vers la distillerie ( au Rond point des écoles à l’entrée du village) , l’ « Eau de vie » est la principale industrie du coin, où il y avait un petit port , et ce même riche propriétaire allait à la messe en Calèche où il était de bon ton d’y assister…

  

 

  Le port de Portiragnes

 

 Aujourd’hui la conjoncture économique fait que les choses sont plus dures, certains de ces châteaux  ont disparus d’autres sont devenus la propriété de Béziers ( La Dragonne abrite l’Ecole de Musique de Béziers, le château de la Devèze ou celui des jardin des Poètes sont en vente par la municipalité de Béziers),  d’autres sont devenus la propriété de riches industriels  mais une grande partie est restée dans les riches familles de la région. La plus part ne sont pas visitable.

 A Portiragnes, plus modestement, on se souviens des carrioles longues pour transporter les comportes ou les fûts, tailler et faire les «gabels». La taille était tout un art délicat qui demandait plusieurs mois d’apprentissage. La première taille «en rond » pour faciliter le sulfatage en un seul jet puis il faut savoir reconnaître le serment à raisin de celui qui n’en aura pas !.. On enlève également les onglets en patois « paille de munedo ».

  

 

 

La mémoire collective raconte que le premier a taillé la vigne était un âne ; les anciens se sont rendus compte qu’après avoir manger la vigne les bourgeons à venir étaient plus gros.

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Fr. Couradin - dans Histoire locale
commenter cet article